Quand Zac ouvre une boîte en fer transmise par son père juste avant son départ pour la Lune, il y trouve ses anciens jouets, des photos de lui enfant, deux CD et un manuscrit écrit par son père.
La vie de son père dans ce manuscrit.
S'ouvre alors un second récit ...
Arno Reyes a du mal à se stabiliser : à presque quarante ans, il aime dire qu'il fait le singe. En réalité, il exerce différentes missions dans les airs, se baladant de pays en pays. Un jour élagueur, un autre nettoyeur de vitres.
Mais un jour, il fait la connaissance de Giannina, jeune chanteuse de Jazz. En un instant, il tombe amoureux de cette femme qui lui rappelle Scarlett Johansson ou encore Anna Karina. Il plonge alors tête baissée dans un film dont il deviendra le personnage principal. Il y jouera le rôle de l'amoureux transi.
Rendez-vous galants, nuits torrides.
Giannina est elle aussi amoureuse.
Très vite, le couple se stabilise. Giannina rêve d'avoir un enfant. Vient alors Zac. Grâce à lui, Arno jouera le plus beau rôle de sa vie. Celui de papa.
Mais chaque film a une fin. Avec la naissance du petit, reviendra le temps des doutes.
Le titre de ce livre m'attirait énormément, sa couverture aussi. Malheureusement, j'ai été déçue par le style d'Eric Genetet. Les paragraphes sont courts, les retours à la ligne fréquents. Je commence à me demander si ce n'est pas le style de cette rentrée littéraire 2008.
Peut-être l'auteur a-t-il voulu mimer la rythmique du jazz qui parcourt ce roman ? Peut-être a-t-il voulu reproduire les plans coupés du cinéma ?
Au détour des pages, j'ai tout de même rencontré de belles images :
- Je crois que je suis amoureheureuse.
Au moment de concevoir Zac :
- Nous avons joui ensemble. C'était la préface d'une autre vie.
Nous avons fait cet enfant, là, en un dixième de seconde.
Au moment où Giannina donne la vie :
Pour moi ce n'était plus la même femme.
Elle était en train d'accomplir un acte que je trouvais héroïque, c'était le sommet de l'amour. Atteindre le sommet, à deux, et regarder le monde d'en haut.
Cependant :
La neige, c'est comme l'amour, c'est féérique le premier soir et après on patauge.
Hormis ces quelques sourires, j'ai plutôt eu l'impression de lire le scénario d'un film plutôt qu'un roman. Même si les sentiments entre Giannina et Arno sont forts et en feraient rêver plus d'un, les personnages sont tenus à distance. Peut-être est-ce à cause de ces phrases tronquées ?
Je ne suis pas entrée dans la maison de ce récit, je suis restée à l'extérieur, regardant de la fenêtre la vie de ces personnages se dérouler.
Malgré ce billet peu enthousiaste, je remercie Chez les filles de l'envoi de ce roman.
Clarabel a été touchée par la musique de l'écriture, en revanche Antigone est sortie de ce roman déçue.