Bric à Book

En pagaille ordonnée, des livres (pour le côté sérieux) mais pas que ... se nichent aussi des fariboles et des notes sur la musique.

18 août 2009

Maison d'écrivain : Alexandre Dumas (Port-Marly)

Allez, après Emile Zola, si on prenait le thé chez Alexandre Dumas (père) ?
Le chemin pour accéder à la maison se fait à pied, mais rassurez-vous, le petit jardin est des plus sympathiques.

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Même pas besoin d'ombrelle !
Parfois, en se penchant un peu, on aurait presque l'impression d'être entouré d'herbes bien étranges ...

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Et puis, au détour, voici ce qu'on aperçoit :

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Il se cache encore derrière les fourrés, mais bientôt l'heure du thé sonnera !

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Avouez qu'il y a pire comme endroit !
Et pourtant ce château a bien failli ne jamais voir le jour. Dumas voulait construire une merveille. Ainsi, après avoir congédié un premier architecte, voici ce qu'il demande au second : un parc anglais (celui que nous venons de traverser), un château de style Renaissance, un autre de style gothique (que nous verrons par la suite). En entendant tout ceci, l'architecte faillit s'étouffer. Sur ce sol glaiseux, rien ne pouvait être construit. Malgré tout, voici deux jolies demeures !

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Le château Monte-Cristo :

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Malheureusement, les photos étaient interdites à l'intérieur ...
La décoration est à l'image de l'extérieur du château, et la pièce la plus étonnante est le salon mauresque.
Au dernier étage a lieu une exposition sur le voyage d'Alexandre Dumas en Russie. Ce n'est pas ce qui m'a le plus marquée.
Non, en sortant du château, vous tombez sur le château d'If, entouré d'eau. En réalité il s'agissait du cabinet de travail de Dumas. Rien que ça :

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Il fallait bien cette petite bâtisse pour que Dumas livre à temps ses feuilletons !
On ne peut y entrer ! Un chien garde l'entrée !

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Un peu plus loin, des arches  qui ont sûrement dû en amuser plus d'un ...

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Malheureusement les folies de l'écrivain le ruineront, et ce domaine sera vendu en 1849 pour la somme de 30 000 francs.

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01 août 2009

Expo Battlestar Galactica à Toulouse

Allez en ce premier août, ce blog change de thème et s'offre un billet sur une série : BSG.

Il était une fois  une jeune femme qui vivait au milieu des figurines et des livres : pour elle les Comics, mangas mais aussi tous les produits qui en étaient dérivés n'avaient aucun secret.
Un jour, elle tomba sur une série dont elle tomba follement amoureuse.  Pendant un certain temps, elle vécut à l'heure BSG (Battlestar Galactica). Malheureusement comme toutes les bonnes choses ont une fin, la série se termina. Arff  ! Enfer et damnation ! bsg_3

Mais (car il y a toujours un "mais" dans les contes) de nombreux objets issus de cette série ont été mis en vente sur E-bay, et c'est là que cette femme aux mille ruses a su rendre un dernier hommage à la série  en se procurant de nombreux objets de BSG : costumes, jeu d'échecs,  statuettes, et plein d'autres objets encore !  Sa maison se transforma bientôt en caverne de Battlestar !
Et comme elle n'était pas la seule, qu'elle avait autour d'elle d'autres petits lutins amoureux de la série et même une sorcière, ils ont tous amassé un joli pactole  !
Ah, il fallait les voir se lever à 4 heures du matin pour remporter l'objet dans les dernières minutes !
Différents articles sont donc partis aux quatre coins de la France.
Et c'est là que notre jeune fille aux mille ruses intervient de nouveau.
Et si je rassemblais ces objets pour monter une expo ? se dit-elle
Et c'est ce qu'elle fit.
P1010363Une mission titanesque commença alors ! Rassembler, trier, légender ...
Et voici qu'après tous ses efforts,  à Toulouse, au magasin Imagin'ères a vu le jour une expo qui fera s'évanouir les mordus de BSG.
Voir  le costume de Kara, mais aussi un cinquantaine d'autres pièces, le tout remis en situation avec la petite capture d'écran qui montre à quel moment cette pièce ou ce costume apparaissent dans la série.  Que demander de plus ?
Bref, si vous aimez Battlestar Galactica, si vous êtes dans le Sud-Ouest en ce moment, c'est le moment d'aller voir cette expo. Et en plus elle est gratuite.

Imagin'ères  :

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17, rue Sainte Ursule à TOULOUSE

C'est dans ce magasin que je me fournis en Totoro et autres figurines pour mon homme.

Le blog du magasin où vous apercevrez d'autres photos !

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27 juillet 2009

Maison d'écrivain : Emile Zola (Médan)

Alors avant d'arriver à la cabane à lapins, puisque Zola appelait de cette façon sa maison, on croise de jolies ferronneries :

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On passe par les dépendances où une exposition sur la vie de l'auteur nous attend, puis on débouche enfin sur un joli jardin  arboré, où des chaises semblent nous attendre :

NB

En s'asseyant sur ces chaises et en tournant la tête à droite, le visiteur verra donc la bâtisse d'où il vient. Il s'agit du "Pavillon Charpentier" qui a vu passer de nombreux artistes comme Cézanne ou l'éditeur Charpentier.

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Bâtisse déjà impressionnante, mais ce n'était pas là que Zola prenait ses quartiers d'été.

Petit retour en arrière.
En  1878, Zola a le coup de foudre pour une maisonnette d'un étage : sa cage à lapins comme il disait alors. Mais il peut acheter comptant la maison, suite au succès de l'Assommoir, et il ne se prive donc pas. Face à la maison, une ligne de chemin de fer, et un peu plus loin la Seine avec des îlots. C'est sur une de ces îles que Zola fera construire un chalet appelé le  paradou.
Au fil des années, il ajoutera deux tours à la maison principale. L'une hexagonale (Tour Germinal ), l'autre carrée (Tour Nana). Celle de droite abritera son cabinet de travail. D'énormes vitraux laissent passer une lumière propice à l'écriture. C'est dans cette tour, au dernier étage, qu'il s'enfermait pour écrire. Cette pièce est vraiment impressionnante ! Pour un homme qui avait repris la devise de Pline l'Ancien (Nulla dies sine Linea), ce cabinet était la moindre des choses. La tour de gauche abrite la salle de billard : les Zola aimaient recevoir du monde, et cette salle qui possède des vitraux très "art nouveau" est l'endroit idéal pour passer d'agréables soirées.

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En entrant dans cette maison, j'ai aimé le sens du détail de chaque pièce : dans une, le plafond parsemé de fleurs de lys est superbe, dans une autre ce sont les vitraux qui attirent l'attention, dans une autre encore, c'est une fenêtre dont la vue donne sur  une allée de tilleuls. Même la lingerie semble avoir été l'objet d'une certaine attention avec ces placards en sapin de Norvège. C'est donc la maison d'un homme qui avait le souci du détail et qui aimait avoir son petit confort comme l'atteste le chauffe-serviettes dans la salle de bain.
Je regrette tout de même qu'on ne puisse pas aller voir pour l'instant les serres situées de l'autre côté du terrain. Mais ce n'est que partie remise : le musée Dreyfus doit voir prochainement le jour.
Sur le site officiel, voici les plans du projet en cours :

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Pour le moment, nous ne pouvons aller au delà de la moitié du jardin.
Mais la balade est tout de même très agréable, bien qu'elle soit courte :

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Un dernier petit tour au jardin avant de repartir dans mes pénates ...

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Les photos 2 et 4 sont passées par l'atelier Photoshop ... je découvre et je fais joujou avec les couleurs et les filtres. Sinon les autres photos sont garanties sans retouches.

Infos pratiques :
Pour les individuels, ouvert samedi, dimanche et jours fériés de 14 h à 18 h 30. Visiter la maison sans guide est interdit. Prévoir une heure pour la visite entière.
Tarif : 6€50

Pour les classes, possibilité d'un questionnaire ludique. Un atelier d'écriture peut aussi être mis en place.

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27 février 2009

Oper Opis

oper_opisVoici un spectacle bien difficile à mettre dans des petites cases ... mime, danse, cirque ? Je serais tentée de dire que c'est un peu de tout à la fois.
Quand on entre dans la salle, les artistes sont déjà sur scène en train d'assembler des chaises et des morceaux de bois. Des constructions qui rappellent les jeux de l'enfance.
La scène est assez étonnante car elle est constituée d'une partie fixe sur laquelle est monté un immense plateau branlant qui montera ou descendra en fonction de la place des artistes sur ce plateau. Un peu comme ces jeux d'équilibre où il faut rentrer des boules dans des trous. Sauf que les personnages remplacent ces boules.

Au début du spectacle, ils ne sont que deux sur scène. L'un est  un DJ aux platines, l'autre est un personnage tout droit sorti d'un film muet qui s'évertue en vain à maintenir sur le plateau quelques chaises et une table. Le spectateur assiste alors à un véritable ballet sur fond de musiques électro'.
Au moment où le personnage semble enfin arriver à maintenir un équilibre précaire, de nouveaux protagonistes font leur entrée. Ce sont des caricatures : un beau gosse en costume blanc, une pin-up des années 50 et  trois acrobates  dont l'une  m'a fait penser à une poupée de chiffon tant son corps est malléable.
Aucun texte dans ce spectacle : ce sont les corps qui dialoguent. Certains singent des danses, d'autres miment des combats d'art martiaux, d'autres encore réalisent des prouesses acrobatiques, et le tout est accompagné d'une musique jouée en direct.
Il est impossible de raconter le fil de l'histoire. Il n'y en a pas. L'absurdité guide ces corps.
Alors bien-sûr on peut tout de même tenter quelques interprétations.  L'instabilité du plateau peut symboliser un monde instable (une branloire pérenne comme disait Montaigne) où l'homme a du mal à ne pas être confronté à cet autre. On peut aussi voir une critique du culte du corps quand les personnages deviennent eux-mêmes des machines de musculation. Les corps sont donc réduits à l'état d'objets.
Cette pantomime a tout de même ses limites. J'avoue avoir vraiment apprécié la première partie du spectacle : j'ai pu interpréter certains gestes, et le rythme endiablé des corps ne manquait pas d'humour ou de féérie. Malheureusement, la seconde partie est beaucoup plus obscure, et ces pantins désarticulés ne semblent n'être là que pour  faire une démonstration de leurs acrobaties.
Malgré tout, je garderai de ce spectacle un bon souvenir tant il est hors-norme.

En racontant à mes proches ce que j'avais vu hier soir, ils m'ont regardée avec des yeux ronds. Un peu comme si j'étais allée voir un spectacle que seuls quelques intellos qui se triturent les neurones initiés pouvaient comprendre. Un peu comme s'il fallait forcément voir un spectacle avec une trame rationnelle. Pour ma part, j'ai été embarquée par ces corps en mouvement et cette musique entraînante. Et quand je vois le tonnerre d'applaudissements à la fin du spectacle (dans cette salle du théâtre des Abbesses remplie), je me dis que je ne suis pas la seule à aimer l'absurde.

Au Théâtre des Abbesses-Théâtre de la Ville (Paris) jusqu'à ce soir, puis en tournée

Mise en scène et scénographie de Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot. Avec Blancaluz Capella, Victor Cathala, Rafael Moraes, Dimitri de Perrot, Kati Pikkarainen, Eugénie Rebetez, Martin Zimmermann

Le NouvelObs : Nous non plus ne comprenons pas comment fonctionne ce délire insensé qu'est «Oper Opis». Mais c'est pour constater qu'il évolue diablement bien. C'est un enchantement, une débauche d'idées burlesques, de poésie onirique et d'intelligence aiguë où se débattent d'improbables personnages qui défient les lois du théâtre.

Thomas Hahn du théâtre Vidy à Lausanne : Entre les trois couples, la danseuse Eugénie Rebetez crée des images burlesques ou de conte de fées. Horlogerie sensible d'un monde vacillant, Öper Öpis est une symphonie visuelle dadaïste, chargée de nos angoisses viscérales. Tout personnage peut se transformer en objet, tout objet  peut s'animer. Face à tant d'incertitude, le corps de Zimmerman se plie comme du carton. Victime d'une farce éternelle, il amène la catharsis et dénonce la vanité.

EVENE : Il y a là de quoi se laisser séduire par cet abécédaire de postures et de formes. Dans ce bestiaire surréaliste où l'expérience du sensible l'emporte sur la narration, la danse, exacerbée et pantomimique, entend révéler une forme d'évidence.

Un PDF du spectacle sur le site du théâtre de la ville (Paris).

Photo de Mario del Curto©

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27 novembre 2008

L'apprentissage de Jean-Luc Lagarce

2936020826Pour seul décor un rideau fin et blanc qui supplée le rideau rouge et en velours.
Un seul comédien sur scène. Durant 50 minutes, un monologue sur une renaissance, sa renaissance.

Lorsque le personnage ouvre les yeux, il est dans un lit d'hôpital. Comment est-il arrivé ici ? Nul ne le sait, car ce qui importe est surtout la lente redécouverte des sens.
La vue tout d'abord. Le champ de vision dans un lit d'hôpital est réduit, pourtant il y en a des choses à dire. Ce proche A. qui vient le voir tous les jours, ces bouteilles qui se vident dans ses bras, sans oublier cette douce lumière du mois de juin qui annonce un bel été.
L'ouïe vient ensuite quand il entend l'infirmière constater qu'il a enfin ouvert les yeux. Mais tout le monde agit comme s'il n'entendait toujours pas. On parle de lui à la troisième personne : est-il devenu un objet, un fou, ou un vieux qui est devenu vieux sans qu'il le sache ?
D'ailleurs est-il toujours un homme dans cet univers froid ? Quand il fait des examens, bringueballé dans un fauteuil roulant, il se compare lui-même à de la marchandise. Il est devenu un vieux sac qu'on livre pour faire une photographie du thorax. Même rituel quand l'aide-soignante le lave. Il ne possède plus rien d'humain. Vieille chose que l'on doit soigner.
La parole vient plus tard. Les félicitations pleuvent, on s'adresse enfin à lui à la deuxième personne.   
Puis arrive la délivrance, quand on l'autorise à quitter sa chambre pour faire une balade. Il en profite pour acheter des cerises.
C'est le temps des cerises et de la vie, à nouveau.

“Je marche doucement sur le boulevard, à peine, un petit quart d’heure de rien, je ne sais rien faire, la lumière me blesse les yeux, je ne sais pas bien où aller, je ne m’éloigne pas de l’établissement, j’ai peur de me perdre, toujours la même histoire, un imbécile ou un pauvre petit vieillard, devenu vieillard sans qu’il le sache. J’achète des cerises. Elles sont difficiles à manger, je ne suis pas certain qu’elles soient bonnes et parce que j’ai peur que les voitures ne me heurtent et ne m’écrasent, je tiens serré le petit sac de papier et je retourne les manger dans ma chambre.”

Raconté ainsi, le texte de Lagarce semble froid et pessimiste. Pourtant, j'ai souri de nombreuses fois car le personnage pose un regard ironique sur lui-même. Les bouteilles jaunes qu'ils trimballent derrière lui sont comparées à des bouteilles de plongée et ce masque en plastique posé sur son nez est fait du même plastique que les petites sandalettes qu'on met à la plage.

Belle performance de l'acteur qui tel un chantre raconte son épopée hospitalière. Néanmoins, les monstres à combattre n'ont rien à voir avec les cyclopes, et le personnage ne subit pas une descente aux Enfers, mais une remontée vers la vie. Ce monologue est d'autant plus saisissant quand on sait que Lagarce s'est largement inspiré de sa vie pour écrire ce texte.

"Ich bin von Kopf bis Fuß auf Liebe eingestellt" chanté par Marlène Dietrich rythme le texte.

Ces 50 minutes passent très vite, et j'ai mis longtemps avant de sortir totalement de cet univers crée par Lagarce.
Les critiques sont élogieuses :
"Adaptation saisissante", "Magnifiquement servi", "Une belle délicatesse", "C'est superbe", "Fascinant", "Une Heure exceptionnelle", "Les couleurs de la vie"...

L’Apprentissage de Jean-Luc Lagarce, avec Alain Macé, mise ne scène de Sylvain Maurice.
Les Déchargeurs, Paris, 19 h, du mardi au samedi, jusqu’au 20 décembre 2008 (prolongation).

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23 novembre 2008

Le placard de Gyöngyi Biro et Sophie Weiss

50133Accessoire indispensable pour l'amant qui se cache d'un mari, l'objet est ici détourné pour devenir l'élément principal de cette pièce.
Lorsque la lumière se fait, les yeux des spectateurs sont rivés sur un placard. A l'intérieur, deux personnages qui semblent accrochés comme des vêtements. Si la situation est bien cocasse pour le spectateur, elle l'est moins pour les deux personnages. 
Comment cohabitent-ils ?
L'espace clos des tragédies est dans cette pièce poussé à l'extrême : les sentiments n'en sont qu'exacerbés. Les personnages passent tour à tour par l'agacement, la jalousie, la tristesse, sans oublier la fraternité.

Commence alors un réel combat pour obtenir le plus d'espace. Les personnages jouent alors des coudes, n'hésitant pas à coller l'autre contre la paroi du placard.
Une fois cette histoire d'espace réglée, il faut bien s'occuper. Un des protagonistes sort alors tour à tour un jeu de cartes, une brosse à dents et pour finir une pomme.
Elle sera bien entendu la pomme de la discorde.
Et quand celle-ci tombera en dehors du placard, les deux personnages se demanderont si ce fruit ne vaut pas la peine de sortir du placard.
Dilemme.
Rester dans cet espace confiné mais rassurant ou bien sortir vers l'inconnu ?

Durant une heure, Gyöngyi Biro et Sophie Weiss charment le public et le font rire. Comme aucune parole n'est prononcée durant le spectacle, c'est grâce au mime que les deux comédiennes font passer toutes leurs émotions.
Voilà ce qu'elle écrivent au sujet du spectacle :
Entre le clochard distingué de Charlie Chaplin, l’univers absurde de Buster Keaton et le gai désespoir de Samuel Beckett, nous avons créé deux personnages silencieux, obsessionnels et vifs, qui en révélant ces moments de dysfonctionnement du quotidien, nous questionnent sur la condition humaine et le sens de notre existence.
J'ai bien ri durant cette heure, et à en croire le rire cristallin de nombreux enfants dans la salle, le spectacle est bien adapté pour les petits.
Au théâtre de Villepreux hier, à Morsang sur Orge le 16 décembre.
Une vidéo est disponible sur leur site.

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30 août 2008

Découvrir Paris est un jeu d'enfant !

IMG_2993A la libraire du musée du quai Branly, j'ai acheté ce petit guide qui, ma foi, me convient bien. Il y a tellement de balades à faire dans Paris que, finalement, je ne sais jamais par quel bout commencer, et ce guide est assez complet pour satisfaire ma curiosité. Les thèmes du sommaire sont complets et peuvent plaire aux garçons comme aux filles.
"Animaux domestiques", "Art contemporain", Guerres mondiales"...
Plus de cinquante entrées !
Si je prends au hasard (oui, oui au hasard !) l'entrée : "Gaulois et Romains", je me rends compte que je peux aller dans 5 musées différents.
Au Louvre, forcément.
Le guide m'invite alors à accéder à la salle 30 du Louvre,  la galerie des mosaïques. Un petit résumé rapide et ludique m'indique ce que je trouverai dans cette salle.
En bas de page, le guide me conseille de me procurer le livre Le Carnet d'Ulysse, si je souhaite approfondir ma visite. 
Si je tourne les pages, on me recommande aussi le Musée Carnavalet (où je pourrai trouver une maquette de Lutèce, des stèles funéraires, des jouets d'époque gauloise), la crypte archéologique du parvis de Notre-Dame, les arènes de Lutèce, les thermes de Cluny.
Chaque visite est accompagnée d'une suggestion utile ; et les nombreux encadrés violets permettent de faire des points historiques.

Le plus de ce guide ? Toutes les visites conseillées sont faites "à hauteur d'enfant" et un pictogramme signale les visites accessibles aux moins de cinq ans.
Mais me direz-vous .. pourquoi acheter ce guide alors que je suis une adulte ?
Tout simplement car je les trouve plus attrayants.

Découvrir Paris est un jeu d'enfant d'Isabelle Calabre - Ed. Parigramme

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22 août 2008

L'Île de Ré

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De jolies balades, de délicieux plats. Une Charente maritime comme je ne l'avais encore jamais vue (mon père était originaire de Jarnac ...non non je ne m'appelle pas Mazarine Pingeot) et qui m'a séduite. flowerysmile
Vidée mais contente.

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16 août 2008

Le musée du Quai Branly

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De loin, si vous voyez des cubes rouges, jaunes et oranges, vous pouvez être sûr que vous avez en face de vous le musée du quai Branly (7ème) que l'on doit à l'architecte Jean Nouvel (Je connais bien ses créations car j'ai habité plus de 10 ans dans une ville dont les bâtiments ont été faits par Nouvel ...), musée consacré aux arts premiers d'Océanie / Asie / Afrique / Amérique.
L'accès à ce musée est très original : une longue rampe d'accès blanche, puis noire (le visiteur est plongé dans l'obscurité) mène aux sept mille m2 d'expo.(On oubliera donc les talons ou autres chaussures à torture.)
Dès la fin du tunnel, j'ai été accueillie par une gigantesque statue androgyne : barbe au menton, mais poitrine développée, et les bras levés pour attirer la pluie.
Pas de sens de visite imposé, du coup j'ai commencé par l'Amérique (Etais-je encore habitée par l'art Hopi de Claudie Gallay ? 4522 D'ailleurs je n'ai pas été déçue car j'ai vu des Katsinas.)

Les objets sont bien mis en valeur derrière des vitres et les écriteaux sont assez explicites. Ainsi j'ai appris pas mal de choses (normal, je ne connaissais quasiment rien.)
La natte à fourmis ou à guêpes est une épreuve imposée à chaque jeune homme qui entre dans l'âge adulte. Cette natte remplie de fourmis ou de guêpes est posée sur son corps. Aussi s'il réussit cette épreuve, il pourra sereinement affronter la vie.
natte_gu_pes

Quant aux vases, ils sont de forme animale ou humaine car ils montrent que le corps est avant tout un contenu.vase
Lévi-Strauss (noooon pas le jean !) a constaté que tous les mythes amérindiens étaient liés entre eux, qu'on retrouvait les mêmes constantes d'une culture à l'autre. Ainsi la culture aztèque a repris pas mal de divinités des huastèques.
Les plumes mais aussi les crocs et les griffes qui ornent les vêtements ou les masques sont un réel dépaysement pour les yeux. (Les petits devraient aimer.)

Passons au continent africain.
Là encore le dépaysement est total. Un immense masque de requin de plus de deux mètres ouvre cette partie.
masque_requin
Un peu plus loin, j'ai appris que sur ce continent aussi la tortue était un animal malin.
Ainsi selon la légende, le vent et elle se défièrent. Le vent était sûr de gagner, il laissa donc la tortue partir avant lui. Forcément c'est la tortue qui arriva la première ... ça ne vous rappelle rien ?

A quoi servent ces statuettes ? 
statuette
© Musée du quai Branly. Photo : Patrick Griès, Valérie Torre

La femme les porte sur la tête. Juste après la perte de son enfant. Ces statuettes rendent donc hommage à l'enfant disparu.

Dans la partie consacrée à l'Océanie, j'ai été fascinée par des peintures sur écorce. Elles permettent de réactiver le temps du rêve.
Sur cette peinture, la magie se voit aux "branches" qui poussent sur ces hommes.
homme_mimi

En somme, ce musée est dépaysant et enrichissant ; cela change des œuvres classiques. A l'étage, d'ailleurs, l'exposition "Planète métisse" permet de revenir sur certaines confrontations classique /ethnique -  exotique / typique etc.
Si vous emmenez un enfant, vous avez des visites animées par un conteur.

Le site du musée.

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10 août 2008

Le cimetière marin de Varengeville

Dans L'Or du temps,  Alice Berthier fait découvrir le cimetière marin de Varengeville au narrateur. Voici ce coin de verdure (vous pourrez vous imprégner de l'atmosphère de ce roman ...)

L'église

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Les vues du cimetière

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"L'arbre de Jessé", vitrail de Georges Braque


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La maison d'Alice ?

alice

Cliquez sur les images pour les agrandir. Marin02

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